Le Plant Based Treaty : C’est quoi ?

Lorsque l’on pense à la crise climatique, c’est souvent le problème des énergies fossiles qui nous vient à l’esprit.

Pourtant, l’industrie animale nuit tout aussi gravement à la planète, et c’est justement ce à quoi s’attaque le Plant Based Treaty.

Le traité végétalien s’adresse à tous, à chaque individu, chaque organisation, chaque pays afin de former une coalition mondiale.

Quels sont ses objectifs ? Comment cette campagne compte-t-elle changer le monde ?

Découvrons-en davantage sur cette initiative encore peu médiatisée en France.

Quelle est l’origine du Plant Based Treaty ?

L’idée d’une alimentation végétale généralisée

Le but du Plant Based Treaty est d’effectuer la transition d’un régime alimentaire carné à une alimentation basée sur les plantes, et cela, au niveau mondial.

En un an, il a été signé par plus de 70 000 individus, 2 000 organisations et entreprises, ainsi que par 20 villes qui se sont engagées à mettre en œuvre les objectifs du traité.

Chaque adhérent appelle à du changement et augmente la pression aux niveaux national et international.

À retenir

En rassemblant assez d’acteurs, le Plant Based Treaty vise à obtenir des accords mondiaux sur l’alimentation et les régimes à base de végétaux, qui auront des répercussions dans chaque pays. 

Une initiative inspirée par le traité sur les énergies fossiles

Dans une interview de V-Land UK, Nicola Harris, directrice des communications d’Animal Save Movement, association à l’origine du traité, explique sa genèse.

« Le 30 avril 2021, nous avons rencontré Tzeporah Berman, directrice du programme international de Stand.Earth et présidente de l’Initiative du Traité sur la non-prolifération des combustibles fossiles.

Nous lui avons demandé conseil pour placer l’agriculture animale au premier plan des solutions à la crise climatique.

Elle a suggéré que nous nous concentrions sur les lois et les systèmes, en expliquant clairement nos demandes au gouvernement avec une voie pour y répondre.

À la suite de la réunion, nous avons décidé de lancer une initiative sœur, le Plant Based Treaty. » 

À retenir

Le traité végétalien se base donc sur trois demandes qui englobent de nombreux changements nécessaires pour préserver la planète et ses habitants :

  • renoncer ;
  • réorienter ;
  • restaurer.

Un traité qui complète l’Accord de Paris

à l'heure actuelle, réduire les émissions de méthane est la façon la plus rapide et efficace de ralentir le réchauffement climatique
À l’heure actuelle, réduire les émissions de méthane est la façon la plus rapide et efficace de ralentir le réchauffement climatique

Lors de la COP21, en 2015, ce sont près de 200 États qui ont signé l’Accord de Paris.

Son objectif est de lutter contre le réchauffement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

Or, il ne traite ni de l’agriculture animale, ni de la pollution de l’eau, ni de l’extinction des espèces animales…

Tous ces sujets omis sont pourtant primordiaux pour le futur de notre planète !

À retenir

Le Plant Based Treaty a donc vu le jour en s’inspirant du Fossil Fuel Treaty, lui aussi créé pour répondre aux insuffisances de l’Accord de Paris.

Quels sont les objectifs visés par ce traité ?

Impulser un vrai passage à l’action

Pour mettre en œuvre une réelle transition vers une alimentation végétale, le Plant Based Treaty se base sur trois demandes. Ces revendications pourraient, à l’avenir, servir de base à un traité international sur notre système alimentaire :

  • Renoncer : arrêter de construire des fermes d’élevage, des abattoirs, des bateaux de pêche industrielle et stopper la déforestation pour ne pas aggraver le problème ;
  • Réorienter : reconnaître l’urgence climatique, favoriser la sécurité alimentaire, les aliments d’origine végétale, soutenir les petits paysans et les agriculteurs durant cette transition ;
  • Restaurer : reboiser, protéger les océans et réaffecter les terres libérées du pâturage des animaux pour résoudre le problème.

Répondre à la crise climatique

selon le GIEC, 30% des émissions de méthane vient de l'agriculture animale
Selon le GIEC, 30% des émissions de méthane vient de l’agriculture animale

Parmi les actions écologiques à l’échelle individuelle, l’adoption d’un régime végétalien est celle qui a le plus d’impact.

D’après un rapport du GIEC, il est convenu que les régimes végétariens et vegans permettent de limiter l’émission de gaz à effet de serre.

En effet, l’agriculture animale contribue aux trois principaux :

  1. le dioxyde de carbone ;
  2. le méthane ;
  3. l’oxyde nitreux.

Changer ses habitudes alimentaires est dès lors indispensable si l’on désire lutter contre le changement climatique.

Favoriser la biodiversité

Au-delà du climat, le Plant Based Treaty vise aussi à encourager la régénération des sols et le reboisement pour favoriser la biodiversité mise à mal par notre système alimentaire.

Pour cela, il faut d’abord libérer les terres dédiées à l’agriculture animale.

Dans ce but, le Plant Based Treaty peut s’appuyer sur d’autres initiatives intéressantes comme transFARMation ou encore Refarm’d, qui accompagnent les agriculteurs qui souhaitent transitionner vers la production de produits végétaux, voire vers une agriculture 100 % vegan.

Qui peut adhérer au traité végétalien et pourquoi faire ?

De nombreux scientifiques, prix Nobel et célébrités ont déjà signé le traité, à l’image de la famille McCartney :

« On croit en la justice pour les animaux, l’environnement et les gens. C’est pourquoi on soutient le PBT et qu’on demande aux gens et aux gouvernements de signer ce traité. »

Paul, Mary et Stella McCartney

Il est aussi possible d’adhérer en tant qu’organisation ou entreprise. D’ailleurs, Planète Vegan fait partie des signataires !

Bon à savoir

Tout le monde peut adhérer au Plant Based Treaty, même vous !

Il suffit de se rendre sur cette page.

Les adhésions qui ont le plus d’impact médiatique sont celles des villes : de Los Angeles à Édimbourg en passant par de nombreuses municipalités indiennes, ces acteurs s’engagent à ramener la nature et la biodiversité dans leurs rues et les plantes dans leurs assiettes.

À l’image des questions énergétiques, notre système alimentaire est au premier plan dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Le Plant Based Treaty est un moyen de rassembler un maximum d’acteurs afin de porter ce sujet primordial auprès des gouvernements.

C’est une bonne initiative pour tenter de faire advenir les mesures nécessaires afin de protéger l’ensemble des êtres vivants de la Terre.

Envie de creuser cette thématique ? Retrouvez notre article sur l’agriculture animale à l’heure du réchauffement climatique.


Sources : 

Plant Based Treaty : Le traité végétalien
V-Land UK : Interview de Animal Save Movement
Nations Unies : L’accord de Paris
Fossil Fuel Non-Proliferation Treaty : Le traité de non prolifération des combustibles fossiles
GIEC : Réduction du réchauffement climatique
Plant Based Treaty : Pourquoi le traité végétalien ?

Article Rédigé par
Végétarienne depuis 2012, j'ai décidé de devenir vegan fin 2019. J'ai donc adapté mon répertoire de recettes pour en retirer les produits d'origines animales. Au-delà du bien-être animal, je m'intéresse aussi à mon propre bien-être en me ... Lire la biographie complète

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