Changer son mode de vie et son régime alimentaire ne se fait pas si facilement, surtout lorsque les habitudes sont bien ancrées.
Flexitarien, végétarien ou végétalien, il existe maintenant diverses manières de consommer afin d’avoir un impact écologique moins important et surtout faire attention au bien-être animal.
Alors, si vous avez décidé de vous passer totalement de produits animaux, voici 7 conseils pour devenir vegan et vous accompagner tout en douceur vers le changement.
De l’alimentation aux produits d’hygiène, sans oublier les loisirs, vous serez armé de connaissances pour avancer sur un meilleur chemin.
Table des matières
1. Opter pour les légumineuses afin de créer un repas végétal
Longtemps mises de côté, les légumineuses sont pourtant de véritables alliées de la santé. Excellentes sources de protéines végétales, elles possèdent de nombreux apports nutritionnels :
- vitamine B ;
- fer ;
- potassium ;
- magnésium ;
- zinc ;
- etc.
Tout ce qu’il faut pour un corps en bonne santé.
Les légumineuses font vraiment partie des végétaux à redécouvrir : fèves, flageolets, pois cassés, etc.
Par exemple, les haricots blancs et les lentilles sont très riches en fer ! Les pois chiches, quant à eux, sont pleins de fibres, ils permettent donc de faciliter le transit intestinal.
Alors que nos grands-parents mangeaient en moyenne 7 kilos de légumineuses par an, on n’en consomme plus que 1,7 kilo à l’année !
Il est grand temps d’apprendre à (re) cuisiner ces légumes secs qui vous apporteront tant de bienfaits.
2. Composer une belle assiette vegan
Vous êtes sûrement nombreux à vous poser des questions au sujet des carences. Mais le plus souvent, ce sont les autres qui s’inquiètent pour vous.
« Tu ne manges pas de viande ? Pas d’œuf ? », « Tu manges quoi, du coup ? ».
Alors, exit la réponse ironique : des cailloux et de l’herbe !
Pour les rassurer et leur donner envie de goûter, présentez à vos proches la composition d’une jolie assiette vegan, équilibrée et gourmande :
- Une bonne quantité de légumes et/ou fruits, soit environ la moitié de votre assiette. Soyez inventifs, il existe tellement de légumes délicieux et de saison.
- Une portion de céréales : riz, pâtes, millet ou quinoa et un peu de pain, donc environ un quart du plat.
- Une partie consacrée aux légumineuses ou aux autres protéines : environ un quart de lentilles, pois chiche, tofu, ou tempeh (ah oui, et ce soja est sans OGM hein !).
- Dernier ajout non négligeable : un peu de corps gras comme de l’huile de noix, de noisette, d’olive ou une purée d’oléagineux pour un organisme en pleine santé. L’idéal se situe entre 2 et 4 cuillères à soupe par jour. Vive les oméga 3/6 et 9 bien proportionnés !
Même les plus réticents au véganisme devraient apprécier votre assiette saine et gourmande.
3. Choisir des recettes simples à revisiter
Lorsqu’on devient vegan, on peut avoir tendance à rechercher des recettes très compliquées avec des ingrédients introuvables !
Pour commencer, vous pouvez déjà végétaliser des recettes que vous connaissez ou créer des plats tout simples.
Buddha bowls
Un bol et un tas d’ingrédients, rien de plus simple. Plusieurs portions d’aliments mises les unes à côté des autres.
Voici une assiette qui réveille les papilles !
Disposez du riz, des haricots, des betteraves, des carottes râpées, une petite sauce au sésame avec un peu de mâche : voici une recette simple et appétissante.
Lasagnes végétales
L’astuce bonus
Pour remplacer le fromage gratiné, optez pour un rapé végétal (type Vivre Vert), ou bien hachez des noix et mélangez-les à de la levure maltée !
Riz aux légumes
Une fricassée de champignons, des carottes, du mais et des petits pois. Le tout avec un riz sauté à la sauce soja.
Décidément, la cuisine vegan est pleine de saveurs et donne l’eau à la bouche.
Pas besoin de recette spécifique pour créer ce plat, allez-y au feeling et avec quelques épices vous allez vous régaler !
4. Anticiper vos repas à l’extérieur lorsque vous êtes vegan
Alors oui, être vegan chez soi c’est plutôt simple, mais en extérieur il vaut mieux prendre les devants !
Vous sortez en ville ?
Prévoyez un en-cas comme une salade ou un croq’ sandwich que vous aurez préparé en amont.
Hormis dans les grandes villes, il est difficile de trouver des restaurants vegans. Bien que, il faut le reconnaître, de nombreux restaurateurs proposent des alternatives végétales délicieuses.
Alors si vous n’avez pas prévu de préparer un plat chez vous, il suffit d’oser demander !
Vous pouvez appeler un restaurant pour voir s’il est possible d’avoir un plat à part, ou juste des accompagnements comme les féculents et les légumes.
Vous allez être surpris du nombre de cuisiniers qui acceptent de jouer le jeu pour vous préparer une assiette surprise.
Vous allez manger chez des amis ?
Expliquez-leur que vous ne mangez pas de produits animaux, tout simplement. Vous pouvez même apporter des petites dégustations que vous aurez préparées afin de leur faire déguster de nouvelles saveurs.
Ainsi, votre entourage pourra découvrir que l’on peut être vegan, sociable et fin gourmet.
Il existe des plats courants que l’on peut très vite végétaliser comme un couscous où il suffit d’enlever la viande par exemple.
Envie de cuisiner ?
Vous pouvez préparer des petites quiches ou encore un houmous pour faire goûter des plats différents.
5. Surveiller les cosmétiques et produits ménagers
Devenir vegan ne s’arrête pas à l’alimentation.
De nombreux produits de beauté et d’hygiène contiennent des produits issus de l’exploitation animale (miel, lait d’ânesse ou de vache, colagène, lanoline, etc.).
Il faut également veiller à ce que ces produits ne soient pas testés sur les animaux, idem pour les ingrédients qui les composent ! Oui, c’est une triste réalité, mais les produits ménagers ont encore « le droit » d’être testés sur les animaux, contrairement aux cosmétiques.
Pour y voir plus clair dans la réglementation et le choix des produits, l’article sur les labels Cruelty Free / Vegan sera votre meilleur allié !
6. Boycotter les loisirs qui exploitent les animaux
La liste pourrait vous surprendre tant elle est longue.
Pourtant, on a tous un jour participé à une activité qui exploite les animaux pour le plaisir des humains :
- zoo ;
- cirque ;
- aquarium ;
- balade à dos de dromadaire, poney, éléphant ;
- city tour en calèche ;
- nager « avec les dauphins » en s’accrochant à leurs nageoirs ;
- séance photo avec un animal sauvage au bout d’une laisse ;
- etc.
Derrière toutes ces activités se cache beaucoup de souffrance.
Les animaux sont contraints et enfermés dans des espaces restreints alors qu’ils devraient rester à l’état sauvage et vivre leur vie.
Ils subissent de la privation de nourriture, des coups, de l’épuisement, de la solitude… Les animaux exploités sont réellement malheureux. Ils développent des comportements stéréotypés, leur santé est fragile et ils meurent prématurément.
Sachez que ce conseil pour devenir vegan est aussi important que les autres. Si vous aimez les animaux, n’en faites pas un divertissement.
7. Préparer votre argumentaire pour les réfractaires : LE conseil pour devenir vegan
Ah oui, on ne vous avait pas dit, mais le plus difficile en devenant vegan ce n’est pas de changer vos habitudes alimentaires !
Le plus dur c’est d’expliquer votre changement de position au niveau de l’alimentation et des animaux, et ce, chaque jour.
Mais ne vous inquiétez pas, on vous donne quelques conseils pour répondre aux arguments anti-vegan les plus courants avec une mise en situation dans un repas de famille :
« Et la carotte alors, elle souffre aussi ! »
Alors Tonton, tout d’abord on ne peut pas mettre sur le même niveau les animaux et les plantes. Les animaux expriment la douleur, et ils ont des émotions.
«Si tu doutes, regarde ton chien» !
Les plantes, elles, n’ont pas de système nerveux, donc pas de douleur. Et entre nous, je n’ai jamais dû assommer une salade pour pouvoir la couper sans qu’elle s’enfuie.
« Si tu veux être en forme, il te faut des protéines ! Dans la viande, il y en a plein. »
Merci Camille, effectivement il y a plein de protéines dans la viande, mais il y en a aussi beaucoup dans les légumineuses et autres végétaux.
Ce régime équilibré permet d’avoir aussi de bonnes capacités sportives, et ce n’est pas Serena Williams qui dira le contraire !
« On mange de la viande parce qu’on a tout le temps fait comme ca »
Oui, d’accord Papy, mais tu sais, le monde peut changer. Ce n’est pas parce qu’on a toujours fait quelque chose, que l’on doit continuer à le faire.
On a réussi à stopper l’esclavage, hein !
De plus, l’Homme a un intestin beaucoup plus long qu’un carnivore, et notre estomac n’a pas l’acidité pour décomposer les protéines aussi rapidement qu’un chien ou un chat par exemple.
Ces derniers, eux, sont réellement carnivores, pourtant cela ne dérange personne de leur donner des croquettes bas de gamme aux céréales.
Enfin bref, vous l’aurez compris, comme pour tous les sujets polémiques : argent, politique, alimentation, vous n’aurez pas fini de débattre.
Et si vous n’en pouvez plus d’argumenter, dites-vous juste que vous le faites pour vous, pour les animaux et pour la planète !
Ces 7 conseils pour devenir vegan ne sont pas exclusifs ! Chacun le deviendra à son niveau, pour ses propres convictions sans se faire écraser par celles des autres.
N’oubliez pas, en parler autour de vous c’est super, mais n’en faites pas un sujet de société pour autant à chaque rencontre. Semer des petites graines, c’est important !
Si vous êtes trop extrémiste, vous allez fermer les portes au débat, et ce n’est pas le but si vous souhaitez faire évoluer le monde qui vous entoure.
Alors, à vos recettes et à vos idées en commentaires !
Il y a un amalgame entre végétalisme et « vegan » qui englobe l’alimentation mais également toutes les activités liés aux animaux (distractions, expérimentation animale, cuir, fourrure, etc).
Ici il n’est question que de nourriture, c’est dommage.
Bonjour Audrey,
Merci pour ta remarque pertinente !
Il est vrai que le veganisme est un mode de vie global et pas uniquement alimentaire !
On mettra à jour cet article prochainement pour élargir le sujet.